Ein Gedi est une oasis sur la rive occidentale de la mer Morte où des sources d’eau douce alimentent des cascades et des bassins de canyon au milieu du désert environnant. Le contraste entre la végétation luxuriante le long des cours d’eau, le désert nu au-dessus des falaises et la mer Morte riche en sel en contrebas est l’un des paysages les plus saisissants du pays. La réserve se divise en deux systèmes de canyon — Nahal David pour l’itinéraire familial plus facile et Nahal Arugot pour la randonnée plus longue et plus exigeante. Ce guide couvre les options de sentiers, la faune, les bassins alimentés par des sources et la façon dont Ein Gedi s’intègre dans une journée à la mer Morte.
L’essentiel
| Tarif | Entrée au parc national INPA (~₪28 / ~8 $ adulte ; tarif réduit pour les enfants). Le pass multi-parcs est accepté. Un billet combiné peut inclure le spa d’Ein Gedi plus au sud. |
| Horaires | Ouvert tous les jours ~8 h–17 h en été (dernière entrée 16 h), ~8 h–16 h en hiver (dernière entrée 15 h). Fermeture anticipée le vendredi et la veille des jours fériés. Vérifiez le site officiel pour les horaires en vigueur. |
| Durée | 1 h pour la courte boucle de Nahal David ; 2–3 h pour le circuit complet ; 3–4 h pour Nahal Arugot jusqu’aux chutes cachées. |
| Accès | Sur la route 90. ~15 min au nord d’Ein Bokek ; bus Egged 444 depuis Jérusalem (~75 min) avec arrêt au centre d’accueil. Parking payant sur place. |
| Meilleur moment | Printemps (mars–mai) pour les cascades à plein débit et la faune active. Partez tôt — les 90 premières minutes sont les plus fraîches et les bouquetins sont les plus actifs à l’aube. |
| Accessibilité | La courte boucle de Nahal David est en grande partie pavée ; les sentiers plus profonds dans le canyon comportent des passages rocheux et des corniches humides non accessibles aux fauteuils roulants. |
Qu’est-ce qu’Ein Gedi ?
Ein Gedi (littéralement « source du chevreau ») est un parc national couvrant environ quatorze kilomètres carrés sur la rive occidentale de la mer Morte. Quatre sources d’eau douce pérennes alimentent deux principaux systèmes de canyon creusés dans les pentes est du désert de Judée. Les sources sont antérieures à l’histoire biblique ; l’oasis est mentionnée dans la Bible hébraïque comme refuge utilisé par le futur roi David fuyant le roi Saül, et la région environnante est occupée en continu depuis plusieurs millénaires.
La réserve moderne est gérée par l’Autorité de la nature et des parcs d’Israël et protège bouquetins, damans des rochers, léopards (rares ; rarement observés), ainsi qu’une flore variée comprenant la pomme de Sodome, des acacias et plusieurs espèces végétales propres à cette zone de transition oasis-désert. La réserve est bien balisée, facilement accessible aux visiteurs généraux et constitue l’un des parcs nationaux les plus fréquentés du pays.
Visiter Ein Gedi aujourd’hui
Horaires : La réserve est ouverte tous les jours ; l’entrée des sentiers est généralement possible de 8 h à 17 h en été (dernière entrée à 16 h) et de 8 h à 16 h en hiver (dernière entrée à 15 h). Le vendredi et la veille des jours fériés, les horaires sont réduits. L’Autorité de la nature et des parcs d’Israël publie le calendrier en vigueur sur son site.
Billets : L’entrée au parc s’achète au centre d’accueil. Un billet combiné peut inclure le spa d’Ein Gedi plus au sud (concession distincte). Le pass multi-parcs est accepté.
Options de sentiers :
- Courte boucle de Nahal David (1 heure) — jusqu’à la première cascade et retour. Convient aux familles, en grande partie pavé.
- Circuit complet de Nahal David (2–3 heures) — jusqu’aux bassins supérieurs, la grotte de Dodim et le point de vue sur la source de Shulamit.
- Nahal Arugot jusqu’aux chutes cachées (3–4 heures) — randonnée plus longue dans le canyon avec des passages rocheux plus difficiles par endroits. Mène à un bassin de cascade plus tranquille.
- L’ancienne synagogue — une synagogue de l’époque byzantine avec un sol en mosaïque bien conservé se trouve entre les deux entrées de canyon et peut se combiner avec l’une ou l’autre randonnée.
Équipements : Le centre d’accueil dispose d’un parking payant, d’une petite boutique avec eau et en-cas, de toilettes et d’un bureau d’information. À l’intérieur de la réserve, il n’y a pas de restaurant — apportez de l’eau et de la nourriture pour les randonnées plus longues.
Les incontournables
Les bassins inférieurs de Nahal David
Premier arrêt sur la courte boucle. Une série de petits bassins alimentés par des sources sous la première cascade, entourés d’une végétation luxuriante et ombragés par les parois du canyon. La baignade est autorisée aux endroits balisés ; l’eau est de l’eau douce fraîche, un contraste rafraîchissant avec la mer Morte salée en contrebas.
La source de Shulamit et les bassins supérieurs
Le circuit complet de Nahal David monte au-dessus des bassins inférieurs jusqu’à la source de Shulamit, principale alimentation en eau du canyon. Depuis le point de vue sur la source, le sentier revient via la grotte de Dodim (la cachette de David) — référencée dans le récit biblique de David se cachant de Saül. La grotte elle-même est un abri naturel modeste ; la vue depuis le sentier est le véritable intérêt.
Les chutes cachées de Nahal Arugot
La randonnée canyon la plus longue. Le bassin des chutes cachées se trouve à environ 90 minutes dans le canyon — moins de foule, des parois de canyon plus hautes et un plus grand bassin pour nager. Le sentier comporte quelques passages rocheux et est classé modéré.
L’ancienne synagogue
Une synagogue de l’époque byzantine datant des IVe–VIe siècles avec un sol en mosaïque remarquablement bien conservé représentant les quatre saisons, des paons, des symboles zodiacaux et une inscription en araméen mettant en garde contre la révélation des secrets du village. Un arrêt de 15 minutes s’impose en chemin entre les entrées de canyon.
Observation de la faune
Les bouquetins sont la star à observer — les mâles aux cornes recourbées se voient fréquemment sur les pentes rocheuses au-dessus des bassins inférieurs, surtout à l’aube et au crépuscule. Des colonies de damans des rochers sont visibles près du centre d’accueil et le long des sentiers. Parmi les oiseaux, on trouve le choucador de Tristram et plusieurs espèces de faucons.
Visites d’Ein Gedi
La plupart des visiteurs internationaux combinent Ein Gedi avec Masada et un bain flottant à la mer Morte lors d’une visite organisée d’une journée depuis Tel-Aviv ou Jérusalem. Le timing habituel : Masada (lever du soleil) → Ein Gedi (randonnée en milieu de matinée jusqu’à la première cascade) → bain flottant à la mer Morte (début d’après-midi) → retour.
Attraits à proximité
Masada se trouve quinze minutes au sud sur la route 90 — le site archéologique classé à l’UNESCO. Ein Bokek est à quarante minutes au sud — la principale zone hôtelière. Qumran est à quarante-cinq minutes au nord — le site archéologique de la découverte des rouleaux de la mer Morte.
Conseils pratiques
Partez tôt. Les quatre-vingt-dix premières minutes après l’ouverture sont les plus fraîches et la faune est la plus active. À partir de onze heures, les parois du canyon réfléchissent agressivement la chaleur.
Emportez de l’eau. Deux litres par personne pour les courtes randonnées ; trois pour Nahal Arugot. Les sources sont protégées et vous ne pouvez pas vous réapprovisionner dans les cours d’eau.
Portez des chaussures adaptées à l’eau. Des sandales à semelles adhérentes ou des chaussures de trail résistant à l’humidité sont idéales ; les baskets à semelles lisses glissent sur les rebords des bassins.
Protection solaire. Chapeau, lunettes de soleil et crème SPF 50. Les sentiers supérieurs n’ont pas d’ombre.
Respectez la faune. Ne nourrissez pas les bouquetins ni les damans — l’accoutumance de la faune à la nourriture humaine crée des problèmes de gestion de la réserve à long terme.
Pourquoi visiter
Ein Gedi est la randonnée la plus photogénique à proximité de la mer Morte — les bassins alimentés par des sources, les cascades, les observations de bouquetins et le contraste entre désert et oasis en font l’arrêt naturel de mi-matinée entre Masada et le bain flottant à la mer Morte. L’association de récit biblique, d’archéologie et de nature dans une réserve compacte est difficile à égaler ailleurs dans le pays.